Madame Gudule

Brèves de khâgne, journal des rêves, bidules divers et variés.

17 janvier 2008

A la découverte des cervelles perdues

Dans un petit village de montagne, un autochtone nous apprend que notre famille est passée avant ; ils ont disparu. La rumeur dit que les esclaves les auraient mangés ; mais on ne peut pas y croire ; allez-y voir vous-même si vous ne nous croyez pas ! Je commence à avoir un sombre pressentiment ; mon papa se précipite à l'étage, ouvre le plat à terrine, et découvre des cervelles, des foies et des poumons cuits, tout roses, tout frais. J'ai envie de vomir. Ce sont ceux de ma famille.

Dans un petit appartement pliable, il y a ma grand-mère qui paraît toute vieille et toute frêle, et qui nous accueille. Elle n'est pas encore cuisinée. J'invite Morag 2, je lui dit qu'on aura besoin d'elle pour la chorale et qu'il serait bien qu'on joue ensemble. Elle pourra me réconforter quand je découvrirai dans la suite du rêve qu'ils sont tous morts et cuisinés. Chausson, elle, est partie en expédition.

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13 janvier 2008

Lendemains de fête

On m'offre une chambre de foyer avec trois pièces, des vieux meubles remplis de poussière et de bibelots étranges, dans des murs glauques. Je me demande comment je vais aménager tout ça ; c'est bien qu'il y ait de l'espace, mais enfin, que vais-je en faire ? là je devrai laisser les vieux livres, je m'installerai donc dans cette chambre-ci pour travailler. Cette pièce, elle pourrait me servir à prendre mes repas ; mais il y a le repas commun au foyer. Je déteste devoir laisser une pièce inoccupée et inutilisée ; il n'y a rien de plus terrifiant je trouve. Chaque chambre doit au moins trouver une utilisation pour une personne, sinon elle paraît hantée.
Je suis désormais dans une cuisine de grande échelle comme celle de The Shining ; tout est asseptisé ; de plus je me fais courser par un type étrange, T., qui veut me tuer. Je suis désormais M.A., avec sa petite frange et ses cheveux bien ajustés ; elle prend un extincteur, l'accroche et s'accroche à un chariot, le déclenche quand T. arrive, propulsant l'engin dans la pièce et arrachant au passage le téléphone portable/couteau de la main de son ennemi.
Course-poursuite ; il me cherche ; je me mets à scier un bras car je sais que cela découpe le sien par la même occasion. Le radius c'est bon, le cubitus, ça y est il tombe ; son autre avant-bras avait déjà disparu avant. Mais c'est mon bras que j'ai dû découper, car je me retrouve avec deux moignons juste en dessous du coude.
Mais T. est neutralisé. Il est arrêté, même s'il m'accuse d'être responsable du carnage, les soupçons tournent en sa défaveur. Je n'ai plus de bras et c'est bien dommage, et il se moque de moi parce que j'ai un cancer de l'estomac qui me sert à respirer. Je m'en fous il va être exécuté, bien fait pour lui, je m'en sors bien, moi.

Je pose pour un tableau de Klimt peint par ma soeur, je suis rousse et grande, mais je m'endors et elle me peint comme ça.
Dans une voiture-oeuf qui voyage dans le temps, nous traînons un enfant que nous avons sauvé de la destruction de la civilisation. Maintenant on doit escalader dans cette voiture une ville déserte ; les parois sont ouvertes sur l'extérieur, j'ai l'impression de faire du vélo. je m'allonge pour que les peluches ne tombent pas hors du véhicule, ni l'enfant. Je suis un docteur. On escalade une colline par un petit chemin sinueux, et nous arrivons au coeur d'une grande forêt.

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11 janvier 2008

Chocolat et friandises qui croquent sous la dent

J'entre ; le mangeur de boeuf terrifiant saute sur moi, retenu par sa maîtresse qui me fait un sourire poli. Je tourne à droite, je sonne ; personne. Ou bien ils ne veulent pas me voir.
Je retourner voir la concierge, je lui donne la boîte de chocolats, je lui demande si elle peut me passer un bout de papier et un stylo. J'écris "Pour vous deux. Je te présente toutes mes excuses. Bisous, Gudule". Je lui dit de lui donner les chocolats.
Bon c'est pas tout mais moi je rentre me changer... d'habits et d'idées.
Sur le trajet du retour je me dis que finalement ça n'aura pas été complètement inutile ; il fallait vraiment que je merde une fois de trop pour comprendre la leçon ! Elle est retenue maintenant, pensais-je en regardant les gens dans le métro.

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27 décembre 2007

Voyages...

Je dois partir 28 jours en Angleterre, je ne le savais pas. Dans le train j'égare ma belle écharpe rouge ; j'ai changé de place avec Chausson et diverses personnes, et je l'ai laissée à ma place d'avant, pensant la récupérer à la fin du trajet. Malheureusement dans le tohu-bohu à la gare, mon écharpe a disparu. Je retourne sur mes pas et interpelle l'agent de ménage qui était dans le train. Je lui demande si elle n'a pas retrouvé une étole rouge ; elle regarde, et m'envoie une écharpe en laine orange et verte assez immonde ; mais c'est déjà ça, au moins je n'aurais pas froid. Elle retourne chercher mais le train s'en va ; elle me crie quelque chose par la fenêtre, je ne l'entends pas. Je pose un mot à la consigne, on m'en envoie un, mon écharpe a été retrouvée il y a un mois en Espagne ; cela ne m'intéresse pas. À la sortie je retrouve Morag, la Monade C., Chausson. J'apprends qu'on est là pour longtemps ; mais je n'ai pas pris mon portable, et je n'ai que 60 euros sur moi ! Ça va être juste pour les cadeaux de Noël...
Morag nous fait découvrir Oxford. Je me dis que j'ai tout à gagner à travailler mon anglais. D'ailleurs j'aime bien la langue.
Dans le métro, des drôles de cabines en forme d'oeufs nous accueillent. Je demande quand est-ce qu'on descend, et là la Monade C. réalise que c'est notre arrêt ; nous sortons en trombe, les portes se referment. Je ne vois pas Chausson sur le quai avec nous ; je regarde dans la cabine, elle n'est pas là, mais où a-t-elle bien pu passer ? Il y a avec nous P.A., Coco, Gwendoline, la Monade V2, enfin toute la bande des débauchés du samedi soir. Ils s'apprêtent à ressortir des tourniquets ; mais Chausson n'est pas là ! Je dis qu'il faut qu'on l'attende. Elle revient revêtue d'une superbe combinaison de ski jaune fluo, skis sur l'épaule, prête à descendre les pistes.
Plus tard, une nuit.
Nous sommes dans une surface qui est un mélange de chez moi et de mon grand-père. Chausson vient me chercher, toute excitée, car elle va à une soirée le soir même où seront présents la même bande que dans le métro. J'hésite à venir... mais je dois rentre ma statuette de barbie faite maison au prof de français le lendemain ! Je lui colle une plaque de plastique sur la figure, et je me dis que je sécherai le latin pour la finir.
Il me reste à me préparer pour cette soirée...
J'enfile des habits très ridicules, un haut doré avec du noir par dessus, quelque chose d'argenté -je ne sais plus quoi-, et je me dis que tout cela est très mal assorti. J'essaye de rattraper avec le maquillage... beaucoup d'eye liner, du khôl pour bien noircir le regard, du doré sur la paupière, et des paillettes étoilées tout partout. Je force trop sur le fond de teint, ça fait des espèces de cloque et ça me stresse, je dois tout recommencer !
Chausson arrive, complètement ivre, et explique qu'elle veut prendre la voiture pour aller à la plage. Je refuse catégoriquement ! « mais enfin, tu t'es vue ? Tu es la première à faire la leçon à ton frère dans ce cas là ! » J'aimerais bien conduire à sa place mais je n'ai pas le permis.
Et là nous sommes sur un banc, sur la plage, dans la nuit. Je suis assortie à la Monade C, pensais-je. Je m'assoies à côté d'elle, elle est allongée lascivement sur le banc. Je trouve qu'elle a pris trop de poids en trop peu de temps, c'est dommage...
Puis soudain je suis dans le chez-moi étrange, accompagnée d'un dénommé Romaric, qui n'est pas celui que je connais de Dijon. Celui-ci est aussi tout maigre, assez grand, il a les cheveux longs et une barbiche. Je crois qu'il est homo. Mais j'ai bien l'intention de coucher avec lui quand même. C'est d'ailleurs ce que nous faisons, dans le salon. J'ai mis mon nouvel ensemble, le soutien-gorge acheté à Paris et la culotte offerte en complément à Noël ; j'ai ajouté par dessus mes porte-jarretelles ; le noir et le marron ne vont pas vraiment ensemble, mais c'est pas grave. J'aime beaucoup sentir les os de mes hanches, que je ne sens que depuis que j'ai minci quand je suis allongée.
Mais on ne peut pas finir, mes parents arrivent soudain. Je ne sais pas quoi faire de lui... finalement sans que je comprenne pourquoi il se retrouve accepté, même s'il a l'air désespérément con dans son t-shirt trop grand et son caleçon, et je lui monte un lit de camp-de ski à côté des lits des autres. Je m'arrange un petit coin avec mon portable et une couverture pour dormir à côté de lui et espérer finir ce qu'on a commencé.

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22 décembre 2007

C'est drôle de retrouver un lit deux places

Quand on sait que je l'ai toujours vu rempli et que maintenant je suis seule dedans... Ce sont mes dernières impressions avant le sommeil, et je fais des rêves étranges. Je suis chez Mister K. à Alfortville, mais un Alfortville de Noël, sans Elodie Z, et avec des décorations partout. On se parle, je lui montre comme je suis jolie, puis on décide de coucher ensemble. Mais il a un parasite ; il nous faut des préservatifs. Je vais avec lui à la pharmacie à côté du foyer, mais là il y a Soeur Trofort qui s'occupe de la caisse. Je choisis la marque (sans latex), j'hésite à prendre du lubrifiant aussi mais je trouve que ça coûte cher (c'est 10 euros) et surtout je n'en ai pas un usage régulier. Finalement la Soeur s'en va, je peux payer. Mais là nous nous retrouvons dans l'impossibilité de trouver un endroit où coucher, puisqu'Elodie Z est de retour à Alfortville ! Alors je ne sais plus comment on se débrouille, mais toujours est-il qu'on le fait quand même, et je ne me souvenais plus ô combien c'était agréable.
Autres rêves dans le train l'après-midi, où il était question d'Irrlichter, de Morag 2 et d'essayages de pulls écossais.

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03 décembre 2007

J'avais pourtant dit que je n'en parlerais plus...

Mais il revient tout le temps dans mon sommeil, ce n'est pas ma faute.
Voilà donc ; je me suis rendue nocturnement à Alfortville avec Chausson ; descendant du RER, je me dis : tiens, mais on est près de chez Mister K ! Si on allait faire un tour ? dans la pénombre, je le vois, nu sur le trottoir/gazon, personne autour ; j'entre chez lui. C'est un grand hangar avec des cloisons partout, et des scènes étranges qui défilent. J'essaye de causer avec lui ; il a une coiffure très bizarre et très laide, ça me fait limite de la peine pour lui. Mais impossible de lui parler : Elodie nous suit partout. Je lui dis "écoute ma petite, j'aimerais bien lui parler un peu en tête à tête, je peux ?" Elle fait semblant de s'en aller, puis revient (physiquement ce n'est pas la même, elle est plus petite et plus blonde). Je la re-vire, elle se colle. "Putaaaain j'en n'ai pas pour longtemps, lâche-nous !" Elle comprend enfin. On se met derrière une cloison, et je lui demande pourquoi il ne m'a pas appelée. "Tu sais, j'allais pas te faire de crise de nerfs ou quoi que ce soit... c'est juste que ça m'a fait de la peine parce que tu n'es pas capable de faire ce que tu as dit. Je t'en veux pas, hein, je veux juste te comprendre, et que tu ne te fasses pas une mauvaise idée de moi". A ce moment C. apparaît, dit un truc, repart. "C'est ton copain ? dit-il" "Oui". "Et tu l'aimes ?" "Je ne l'aime pas". Il ne dit rien. Je lui arrange un peu les cheveux, parce que vraiment cette coupe c'est trop moche. Je sors de derrière la cloison, découvre qu'Elodie était cachée derrière pour nous espionner (pfff). "T'inquiète pas, dis-je, je te le rends ton Mister K...".
Je me sens toute bizarre, j'ai envie de voir C. pour me rassurer. Je croise la monade V1, qui m'évite. Qu'est-ce qui se passe dans sa petite tête de poupée ?

Rêve de merde.

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07 novembre 2007

Histoire vraie

Mister K. embrasse Elodie, il me le balance cash. Il n'a pas réfléchi. Il vont coucher ensemble. Des petits monstres avec des masques sur la tête débarquent et cassent tout. Samedi je vais les voir. Je drague le petit mignon M. chez Irrlichter. Il me dit qu'il ne veut plus me voir, qu'il est amoureux d'Elodie. Il me dit que ça ne fait rien, qu'il veut me voir, qu'il n'est pas amoureux d'Elodie et qu'ils ont décidé d'en rester là. Je pleure. Je couche avec Monsieur D. Je suis entraînée dans un lycée bizarre avec des petits monstres partout. Je montre à Mister K. qu'Elodie est prête à coucher avec tout le monde ; la preuve, je me dirige vers elle, l'embrasse et lui caresse les seins ; elle cède et s'allonge sous moi. Je me dis que j'aurais dû demander des cours à la Monade C. et à la Monade V. Il est chez Irrlichter avec moi, mais il repart. Elodie repart. Je rigole. J'ai peur de lui, j'ai peur d'Elodie. Je cours. Je chante dans le métro. Il s'éloigne, moi je suis emportée par le vent, je lui crie que je l'aime en disparaissant. Je me retrouve à l'hôpital pour une torsion de l'ovaire. Chez lui (chez eux) tout est repeint, c'est très joli, très joli, je bois. Je porte des bas et des porte-jaretelles, je montre à Elodie comment on couche, pour de vrai, parce qu'elle ne sait pas faire. Je dis à Mister K. qu'il embrasse moyennement, en lui montrant ce que j'ai fait moi avec d'autres personnes. On me pause un masque sur la tête. Grégoire est un masque, il me désigne des codes sur l'ordinateur, et j'ai envie de lui crier "mais tu n'as rien compris pauvre idiot". Les gamins étranges m'envahissent et me portent à l'hôpital, loin d'eux. Je chante "J'ai besoin de sommeil", ou, comme dirait l'autre, "I need some sleep...". J'ai besoin de dormir, là je ne me repose pas, je rêve sans dormir. Je me réveille et j'ai mal au ventre comme depuis une semaine. Mais non ça c'est dans mon rêve. Aïe ma tête.

Sinon moi je vais très bien, et vous ?

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02 novembre 2007

Heure creuse, 6h du mat

Je dois aller consulter un spécialiste, un rythmopédiste. Mais j'avais donné un rendez-vous amical à Mister K., qu'on puisse parler un peu. J'ai pas le choix, alors je vais profiter de sa voiture pour qu'il m'accompagne.
J'arrive dans un hôpital vert, bleu, avec des murs en plastique translucide. La spécialiste est une femme de la cinquantaine, grande, maigre, qui fait son travail techniquement. Elle me pose sur une table, m'examine sous un scanner, me rédige une ordonnance. Je la regarde, vois que divers troubles me sont attribués : j'ai une déformation du haut du corps, je dois faire un régime ; j'ai des problèmes de dos, ainsi qu'une jambe tordue. Je tente de lui poser des questions, pour comprendre quel est le fonctionnement du corps ; elle ne m'explique rien mais me renvoie à l'ordonnance en me disant "ça ne sert à rien que vous en sachiez plus". D'accord, mais bon... je suis curieuse de ces choses-là.
Quand je sors de l'hôpital, je m'inquiète car il est presque 19h ; j'ai peur que Mister K. ne m'ait pas attendue.

Bizarrement, je me retrouve dans un labyrinthe, à la tombée de la nuit, avec la classe en voyage en Chine et des gens de la khâgne, dont C., autre grand maigre. Les murs se rapprochent, nous déboulons dans la boutique d'un musée, où plein d'objets exotiques et orientaux sont entreposés : des masques à gueule de dragon ou de tigre, des cerfs-volants, du jade, des sceaux, des rouleaux de papier japonais ; dans les petites niches des murs rouges se trouvent des flacons sombres, fragiles et denses à la fois. Nous courrons et sautons, dansons, avec une précipitation frénétique.
Mais il est l'heure de s'en aller ; j'erre sur les quais de la Seine, des mètres au dessus de l'eau, dans le crépuscule et sous les réverbères, me dirigeant à pied jusqu'à Alfortville, ayant peur de ce que je vais trouver, craignant de ne jamais pouvoir y arriver.
Flash-back : je sors du musée, je saute dans le bus pour être à l'heure. C'est un bus giiiigantesque ! il fait la hauteur d'un immeuble ; nous oublions des élèves, ils semblent tout petits vus d'en bas... le bus les évite, fait demi-tour, se fraye des chemins dans la circulation, se déforme et fais le dos rond. Ses cahots me secouent et m'envoient de droite à gauche, comme tous les autres passagers. Mon avant-bras frôle celui de C., je décide de m'appuyer exprès sur lui, comme si je perdais l'équilibre ; ça me fait plaisir de voir qu'il ne se recule pas, au contraire, il se rapproche ! Miam.
C. me prend dans ses bras et me fais tourner ; il me porte jusqu'à une rotonde vide, avec des fenêtres au plafond, et des murs blancs, délabrés d'humidité. Soudain plus rien. C. me porte hors de la pièce, mais je me divise, une partie de moi y reste, l'autre partie rentre avec mon corps à la maison.
Le trio occupe la pièce désormais vide ; il y a Mister K., Elodie, et une dénommée Suzanne qui, elle, n'existe pas en vrai, mais porte les lunettes de ma soeur. Ils se font à manger. Je trouve un vieux téléphone avec le cadran tournant, je les appelle. Je parle un peu à Mister K., mais pas beaucoup, les mots restent coincés dans mon larynx. Je dois le voir, je ne sais plus pourquoi. Je veux qu'il dorme à la maison, je suis au bord des larmes. Je raccroche sans faire exprès ; je le rappelle, j'ai oublié de lui donner les résultats de mon analyse ; Suzanne décroche, me répond brutalement que K. est occupé avec Elodie, et me dis d'aller me faire voir. J'ai mal au coeur.
Elodie trône sur la table de mon salon, en guêpière et bas noirs. Elle s'étend et me montre un suçon noir que Mister K. lui a fait à l'intérieur du bras. Je ne lui dis rien ; je n'ai rien à lui dire.

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23 octobre 2007

Mal au dos, poil au dos.

La blonde G., valeureuse bica, conduisant dans mes rêves la voiture devant la mener à son nouveau poste de ministre, tenta d'escalader le mur de la mairie à la verticale dans la bagnole, sans grand succès.
Elle conduisit ensuite sur l'autoroute, et décida de se ranger sur la voie d'en face, en évitant unes par unes les voitures qui venaient en sens inverse. Seulement elle ne parvint pas à éviter la ranger de fourgons blindés qui avancèrent soudain d'un bloc en ligne continue et à la même vitesse. Voulant se déporter encore plus à gauche, elle heurta de plein fouet un autre véhicule, tuant le conducteur. Heureusement Chausson et moi qui étions passagères en furent quittes pour un bon mal de dos. G., elle, se vit retirer son permis et condamnée à cinq ans de prison ferme.

Sinon moi ça va. J'arrive pas à travailler, c'est vraiment nul. J'ai fait de la flûte aujourd'hui, cool. J'ai honte de ce que mon son est devenu (son, cache-toi). (La monade ?) M. déchiffre à merveille, Bach nous pardonnera les quelques bémols oubliés ; mais Prokoviev, le pauvre ! a dû s'arracher ce qui lui restait d'oreilles de rage.
Sinon j'écoute "Erbame Dich Mein Gott", dans la Passion selon Saint Matthieu, et c'est superbe. J'ai envie de m'envoler là-dessus. Ah oui, et puis je deviens jalouse, c'est très inquiétant. Parce que quand je suis jalouse je me pose trop de questions inutiles. Un petit Girls in Hawaï sur Windows media player, et puis zooou Platon.

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27 septembre 2007

La boule

J'ai une boule dans le ventre. Je stresse à cause du théâtre. C'était tellement bien l'année dernière que je multiplie les a priori négatifs sur ce que va être cette année, sans aucune raison. Du coup j'en rêve.
Cette nuit, j'étais dans le bateau pirate de Jenny-des-corsaires, un bateau-cabaret, rempli de marins, de brigands et gangsters tout lisses et gentils, tels les gentils méchant dont Charlus teste la cruauté pour assouvir ses fantasmes dans Le temps retrouvé. Ce sont des pirates d'opérette, et je suis une chanteuse d'opérette, qui chante en tanguant dans ce bateau-théâtre. Et comme on ne se refait pas je chante la "Ballade du souteneur", dans la première "tenue" que j'avais envisagée qui, plus vulgaire, s'adapte infiniment mieux à cette antre de vauriens. J'entonne les premières mesures, tourne autour du piano, autour des tables, près des visages de ces hommes et des quelques femmes, et ma voix surplombe en volume le grincement du bois et les tintements des rires et des verres. J'arrive au "je fous tes robes au clou", et sans octavier, je monte jusqu'au fa, j'ouvre grand ma gorge et fais vibrer l'ensemble de mon corps pour qu'il raisonne sans faute. J'inspire profondément après cet exploit, et je continue ma ballade, extasiée.
JFC survient alors.
- Gudule, ça ne va pas, là. C'est trop brusque, tu vois, ça ne va pas.
Mais je m'en FOUS, je chante comme je veux et ça fait vraiment du bien

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