09 mars 2008
Révélation
Mais c'est vrai, ça, c'est tout bête !
Je ne suis pas le centre du monde !
Je suis sûre que si j'applique ce principe tout simplement, mes problèmes trouveront tous une solution.
C'est-y-pas beau la vie ?
Mes petits chous à la crème,
Je crois que je préfère infiniment raconter à voix hautes mes aventures trépidantes plutôt que de les écrire ici. Et puis le temps passe à une vitesse folle, au moins aussi vite que votre humble servante courant joyeusement dans les vertes pentes des Carrières Baquin, et je n'ai pas le temps de tout raconter. Imaginez donc, j'y passerais des heures.
Je garde donc pour moi les souvenirs de la Sainte Angèle et du concert du 7 février, des moments de musique, donc presque parfaits. D'autant plus mon actualité récente a été marquée par des événements peu racontables sur un blog, ou peu glorieux (par exemple le concours désastreux de sciences po ou mon plus désastreux encore entretien pour un job d'été). Je sais que si j'en parlais je me plaindrais et je maudirais mon sort, c'est donc une très mauvaise idée. Je préfère rester en mode cerveau-on, réactivité, enregistrement, et aller de l'avant. En gros. J'ai retenu deux leçons, l'une ne va pas tout à fait sans l'autre d'ailleurs.
1) ne pas rester sur ses défauts, et encore moins s'en enorgueillir, sinon les gens ne remarquent que ça.
2) en fait, je ne suis pas le centre du monde. La clef du charisme, c'est de s'intéresser à ce qui nous entoure.
Merci à my dear professor of beaucoup de choses.
Maintenant je dois essayer de mettre cela en application. J'ai réussi à me mettre au sport, je réussirai bien à entraîner mon cerveau, qui n'est qu'un muscle mou après tout. Je le bichonne, je l'endurcis, je me fais une carapace intérieure pour ne pas me laisser surprendre, mais je lui conserve une certaine délicatesse qui le rend propre à accueillir les stimuli externes.
Bref, je pense abandonner ce blog, et en improviser un autre consacré à Freaky Ponpon. ça sera quand même bien plus drôle à écrire, et aussi à lire. Et faut pas déconner, les gens qui veulent de mes nouvelles, ils me les demandent directement.
14 février 2008
Plein de choses à raconter.
La fête du foyer, le concert du 7 février qui s'est passé à merveille, mes exploits sportifs, l'éternel régime, la soirée qui se profile samedi, la Chandeleur chez Irrlichter, mes aperçus de la Saint Valentin (monde pourri), l'étrange conception de l'amour de Nicoletto, le théâtre, les aventures à venir de Freaky Ponpon, le fait que je suis en pleine forme bien que surmenée et que tout se passe à merveille, mes amis retrouvés, le beau temps, mon envie d'aller chez le coiffeur après-demain...
Mais trop de boulot, demain dissert de philo et samedi de français. J'y viendrai plus tard, alors.
02 février 2008
Zut.
Hier matin, j'avais besoin de me défouler. D'aller courir quoi. Comme on n'a que deux heures de cours le vendredi matin, je me suis dit : c'est chouette ma poule tu vas pouvoir rentrer vite fait bien fait, enfiler tes fringues et bondir telle une gazelle dans les espaces verdoisants et gazouillants du Luxembourg. Grave erreur. Il pleuvait. Mais ce n'était pas un petit crachin, non non non, c'eût été trop beau : c'était de la bonne grosse pluie bien drue. Je suis étrangement masochiste, je décidai d'aller bondir quand même, mais pas telle une gazelle, plutôt par dessus les flaques cette fois. Mon bonnet en laine fut rapidement inondé, mon pantalon est constellé de petites taches de gravier et de boue, ma tenue de sport a passé la journée à sécher, et j'eus droit à des traces de maquillage sur tout le visage -et non, je ne m'étais pas démaquillée, con hein. Mais le pire du pire : vers 14h la pluie a ralenti, et à 16h il faisait BEAU. Si c'est pas de l'arnaque ça...
Aujourd'hui encore temps magnifique mais j'ai pas le courage d'aller courir. J'y irai demain matin.
Je n'ai pas de motivation en ce moment. Je viens encore de perdre mon heure quotidienne (minimum) sur internet. Pour l'instant la préparation du concert de jeudi se fait toute seule de ma part, étant donné que les partitions de Morag2 sont encore mélangées à celles de la chorale, et que j'attends qu'elle me propose de répéter, mais qu'elle ne le fait pas.
Bon. Redevenons sérieuse. Je vais recommencer mes petites listes :
1) lâcher l'ordinateur.
2) dire ce que je pense au lieu de me miner la tête avec.
3) travailler putain !!!!!
4) ne pas abandonner le régime en si bon chemin
5) s'accorder du temps pour le sport
6) ne pas oublier la flûte
7) se coucher tôt
8) ne... ne pas penser...
9) oublier l'idée de se trouver un mec
10) travailler... si si je vous jure...
26 décembre 2007
Passer le temps
Le privilège d'entendre le doux crin-crin du violon de la petite-petite-soeur, qui a une audition (que je sèche) cet après-midi, les accords rythmiquement instables de la petite-grande-soeur et son ukulélé, les tendres râlements des parents, le crshh-crshh du poisson qui pane dans la cuisine. Le bonheur de prendre un bain chaud et de fondre, surtout le lendemain d'une soirée alcoolisée et cigarettée. L'étrangeté de se retrouver seule dans un lit deux places, surtout celui-ci qui semble encore avoir gardé l'odeur de l'autre K. Le privilège de faire une nuit de douze heures. Oui, il y a quand même des bons côtés. Repas trop bourratif pour mon estomac qui n'a plus l'habitude, mais régal des papilles... hum... ces quatre jours de bombance permanente (où tous les repas étaient festifs) ont certes surrempli mes intestins, mais conformément aux ordonnances de Chausson et Morag 2 j'ai arrêté de réfléchir à ce que je mangeais, je n'ai pas recraché et je me suis fait plaisir. Un chat dans le jardin de l'aïeul s'est rempli la panse avec les cerises au mascarpone qui refroidissaient sur la terrasse, tandis que mes joues rosissaient de satisfaction sous l'effet de la couche de chocolat biscuité et craquant de la bûche.
Je vais courir aussi, je suis fière de moi. Par les -5° de notre charmante ville, c'est une drôle de sensation d'avoir la couche superficielle de la peau paralysée qui court sur nos jambes. Le brouillard de la nuit précédente laisse une couche de givre considérable sur tout ce qui dépasse, arbres, bancs, et même mes cils ce matin. Même en courant, on met bien dix minutes à se réchauffer tout à fait. Manque de bol, quand ce n'est pas un pied, c'est l'autre, je me retrouve de nouveau avec une espèce de tendinite au tendon d'Achille de la cheville droite cette fois. Plaisir d'avoir un message amical du petit C. à une heure et demi du matin, pour me souhaiter un joyeux Noël.
Histoire de ne pas trop m'empâter dans la mièvrerie, je flûte. Je tente systématiquement d'enchaîner le Chant de Linos de Jolivet, et je dois dire que ce morceau, en plus de sa (considérable) difficulté et des intérêts techniques, défoule grandement.
Bien évidemment je ne bosse pas, ça serait trop facile. Voilà déjà une heure que je suis levée après une nuit de 11 heures, et je n'ai fait que prendre un petit déjeuner, m'installer devant la télé avec mes frangines et me déplacer jusqu'à l'ordinateur. Aller courir ? Bah j'ai mal à la cheville. J'y irai demain.
Nowel pépère, devant la télé avec la famille. C'est impressionnant le nombre de navets qu'on peut s'accumuler en un nombre d'heures minimum. Contentement. Je me suis faite belle, avec ma jupe de Nowel, celle avec le noeud sur les fesses, mes petites chaussures fines et pointues, des bijoux brillants, mon petit boléro orange ; du maquillage pour peaufiner le tout, et voilà, il ne faut pas grand-chose pour satisfaire une moi. En fait... j'aime être regardable (pas forcément regardée, surtout qu'on n'était qu'en cercle familial restreint pour Noël, mes soeurs, mes parents, mon grand-père et moi). Et oui, c'est mon péché-mignon. Nooon vous ne l'auriez pas deviné. Être regardée, aussi, ça peut être bien ! Mais ça je pense que tout le monde aime. Beuref. Look at me. Pleaaase. Surtout les bogoss. PS : j'ai une préférence pour les grands minces, mais ça n'empêche pas d'apprécier la diversité sous toutes ses formes, n'est-ce pas ?
19 décembre 2007
Maman, j'ai vomi...
J'arrivais plus à respirer, j'avais beau essayer de rentrer de l'air, rien ne passait, et ça sifflait... je me suis assise, je me suis dit "calme-toi, calme-toi, ne pense à rien, ne pense à rien..." j'ai arrêté de regarder ma flûte, j'ai arrêté de penser à la manière dont je devais respirer, et ça s'est calmé peu à peu. Puis je suis allée gerber. Et maintenant je pue. Cool, j'ignorais que je savais aussi bien faire les crises d'angoisse. On progresse à grands pas, là, mademoiselle, oui, à grands pas.
Sinon je ne supporte pas mon corps, et vous ?
08 décembre 2007
Challenge
Le challenge de ce week end = ne pas bouffer comme une grosse vache. Déjà mes 5 tartines biscottes-nutella de ce matin mettent ce week end sous de mauvais augures.
Demain matin je vais courir. Et ce week end, je bosse. SANS ordinateur. SANS msn. Ah ah ah. La bonne blague.
Blague à part : les concours blancs commencent vendredi prochain et je n'ai pas commencé mes révisions. C'est de la folie pure.
07 décembre 2007
JE SUIS COMPLETEMENT FOLLE
Je suis cinglée...
Je suis cinglée...
Je suis cinglée...
Ou bien maso...
Remarquez, c'est ce que je me disais la semaine dernière lorsque j'ai été volontaire pour préparer en une semaine le commentaire à faire devant la classe en lettres ; et même que ça s'est bien passé. Si ça se trouve, ça se passera bien, lundi... le registre sentimental est quand même plus compliqué à gérer, mais je peux toujours voir ça comme une grosse explication de texte... le tout est de ne pas s'effondrer, hein ?
29 novembre 2007
Il y a des noms qui me reviennent tout le temps, qui trottent dans ma tête. Par exemple : EZ. EZ me rend complètement apathique, mon moral s'applatit contre le sol, j'ai l'impression de ne plus pouvoir bouger, comme si tout s'éteignait ; il me fait penser sensualité, mais sensualité noire, douloureuse, arrachée loin de moi, me ramenant au stade de petite fille perdue, dans le noir. D'ailleurs stimulant sexuel redoutable, comme l'assonnance avec viagra l'indique, mais pas pour moi, qui préfère les garçons. Un nom magique, avec ce Z sournois et étrange, contre lequel je sens que je ne peux pas lutter, et qui me donne envie de me rouler en boule sur le sol, dans un coin, à pleurer comme la grosse merde que je suis. Nom de portrait, de Madone blonde, avec ses cheveux longs et bouclés, tandis que moi, Tosca d'opérette, je n'ai plus de Cavaradossi, non pas parce qu'il meurt à la fin, mais parce que comme dans la réalité il a ... il a quoi ? je sais très bien ce qu'il a mais je n'arrive pas à le dire, ni à le penser. Pas de "Mademoiselle Z", non, le simple fait de l'écrire me fait trembler les doigts... Et puis il est vrai que "Mademoiselle Z" va si bien avec "Mister K". C'est le surnom que j'avais donné à Thomas, qui m'a pris des mains le flambeau du surnom, donnant le sobriquet, et l'amour qui va avec, à EZ, et me laissant dans le noir. "Mademoiselle Z" et "Mister K". Quel bel assortiment. Ici, votre humble servante, Gudule. Non, décidément, Gudule et Mister K, ça n'aurait pas pu fonctionner.
Autre nom : FG, le "petit brun au piano", que j'ai retrouvé via cet outil magique qu'est Facebook. Ce que j'ai pu le tourner dans ma tête, ce nom...
Il y en a encore un... les plus ingénieux l'auront deviné. Il s'accroche.
Bonnes résolutions
1) j'arrête de me plaindre
2) je continue le sport, et dès que ma tendinite sera passé je recommencerai à courir
3) je continue le régime
4) j'arrête d'avoir des idées tordues et/ou dangereuses
5) j'arrête de penser à Mister K
6) j'arrête d'être amoureuse, de qui que ce soit
7) je me fais belle
8) j'assume mon ridicule
9) je travaille
10) je joue de la flûte et travaille mon élocution
Et vive la "pfff" attitude.
