Madame Gudule

Brèves de khâgne, journal des rêves, bidules divers et variés.

28 septembre 2007

Je me répète, me semble-t-il.

J'ai toujours mauvaise conscience, pour tout. C'est peut-être à cause de la prépa, mais pas seulement. Mes parents me culpabilisent pas mal eux aussi, quand il s'agit de mon "indépendance" financière qu'ils veulent me voir acquérir l'année prochaine - non, qu'ils me forcent à devoir acquérir l'année prochaine" par le deal : "si tu n'as pas l'ENS, (si tu n'es pas payée) tu retournes à Dijon". Mon cul que je vais retourner à Dijon. "Si tu n'as pas l'ENS, on te donnera rien". Charmant. Je ne sais pas si travailler avec une-agence-de-cours-particuliers me permettra d'assurer loyer + bouffe + transports. Je les hais. Je les hais. Je les hais.
Arghl je suis une grosse nouille moche et nulle en latin (4 à ma première version de cube, faite à la maison, quand même, applaudissez l'exploit) et nulle en philo (encore plus qu'en latin peut-être), et je suis bête, et je suis angoissée pour rien. Mais bon ça doit être mon syndrome pré-menstruel.

Au fait, Marcel, toutes mes excuses (pour toutes mes médisances sur toi avant d'avoir ouvert tes pavés). Bon tu es déjà mort mais on s'en fout. C'est franchement chouette le salon Verdurin.

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27 septembre 2007

La boule

J'ai une boule dans le ventre. Je stresse à cause du théâtre. C'était tellement bien l'année dernière que je multiplie les a priori négatifs sur ce que va être cette année, sans aucune raison. Du coup j'en rêve.
Cette nuit, j'étais dans le bateau pirate de Jenny-des-corsaires, un bateau-cabaret, rempli de marins, de brigands et gangsters tout lisses et gentils, tels les gentils méchant dont Charlus teste la cruauté pour assouvir ses fantasmes dans Le temps retrouvé. Ce sont des pirates d'opérette, et je suis une chanteuse d'opérette, qui chante en tanguant dans ce bateau-théâtre. Et comme on ne se refait pas je chante la "Ballade du souteneur", dans la première "tenue" que j'avais envisagée qui, plus vulgaire, s'adapte infiniment mieux à cette antre de vauriens. J'entonne les premières mesures, tourne autour du piano, autour des tables, près des visages de ces hommes et des quelques femmes, et ma voix surplombe en volume le grincement du bois et les tintements des rires et des verres. J'arrive au "je fous tes robes au clou", et sans octavier, je monte jusqu'au fa, j'ouvre grand ma gorge et fais vibrer l'ensemble de mon corps pour qu'il raisonne sans faute. J'inspire profondément après cet exploit, et je continue ma ballade, extasiée.
JFC survient alors.
- Gudule, ça ne va pas, là. C'est trop brusque, tu vois, ça ne va pas.
Mais je m'en FOUS, je chante comme je veux et ça fait vraiment du bien

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21 septembre 2007

Madame PEAchum nous incitait à monter au premier étage de l'entrepos de costume. Mais MOI, je savais que c'était un piège pour nous faire avaler par des fantômes. Pendant que les filles allaient la rejoindre, moi je m'éloignais le plus discrètement possible, repassais sur la scène de strip-tease rock que j'avais quittée quelques instants auparavant après y avoir laissé le cowboy chinois qui ne savait pas se battre. Je parvins au garage où M. le proviseur donnait une conférence, barrant l'entrée de la sortie. Shit. Je devais ruser. J'empruntais un autre orifice, qui me conduisit directement au palais royal. J'y serais volontiers restée mais le temps me pressait. Je retournai ainsi dans la salle principale où, par miracle, il n'y avait plus personne, et je pus prendre la petite entrée carrée et minuscule que j'avais repérée, et qui me conduisit directement en dehors du lyée, sur une voie d'autoroute. La question fut donc : "on est faits ?"

"on est faits..."

" on est faits."

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COMPLETEMENT

Je suis paumée. Où suis-je ? où vais-je ? dans quelle étagère ? Je ne sais pas par quoi commencer : latin, philo ou histoire ? D'ailleurs ça ne m'intéresse même pas. Dormir ou travailler ? Je sais plus. Aller dans quel groupe de théâtre ? pas celui de tout à l'heure déjà. Paumée sentimentalement aussi, car je vois aussi peu mon point de repère, maintenant qu'il est à Paris, que lorsqu'il était à Dijon. Pourquoi j'ai cubé ? pourquoi je veux l'ENS ? Pourquoi j'ai perdu toute ma motivation lorsque mes parents ont essayé de faire jouer la contrainte ? Je suis au-dessus de ça quand même !


Bêêêêêh soyons moutons. C'est bien un mouton. C'est con ça pense pas.

Snifff.

Bon allez, dodo zou, sinon Tite-Live aura ma peau avant que je ne puisse avoir la sienne.

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Rêve chez Brecht

Die Dreigroschenoper me poursuit. Cette nuit nous avons répété pour une nouvelle représentation. Moi, très classe, dans mon costume de Jenny, je me préparai à retrouver la troupe de l'année dernière, quand, ô surprise, je découvre que nous ne sommes plus que quelques survivants : myself, Monsieur D., Chausson... Il faut remplacer Mackie. Qui va s'en charger ? La petite E., une fille de la Kh2, monte sur la scène. « Non non non, ça va pas là, c'est une fille, elle ne peut pas jouer Mackie ! ». Qu'à cela ne tienne, elle revient quelques minutes plus tard, travestie, costumée, maquillée en homme. Je vois G. au loin, l'Homme parfait, qui joue comme un Dieu ; « Mais lui il va très bien ! » m'exclamai-je, l'aidant à monter sur la scène. Il se met à jouer, s'en sort parfaitement, mais JFC le vire, préférant la petite E. ça me contrarie prodigieusement, je descend de la scène, croisant Monsieur D., complètement largué, le pauvre, qui demande ce qu'il doit faire. Pff.

Je n'ai pas envie de rejouer l'Opéra de quat'sous, j'ai tellement peur que ça soit un moins beau moment cette fois... En plus cette scène est molle, je m'enfonce avec mes talons, et je n'ai plus de voix. Tout va mal.

Je décide de faire quelques pas dans la salle pour décompresser. Je tombe sur le bô P.A.

Il me regarde, me montre sa main, prend une petite pointe et se fait une entaille au bout de l'index, sur l'intérieur de la main. Le sang perle tout rouge. Il me montre son doigt et me demande ce que je vais en faire ! Je prends sa main et aspire le sang d'une manière exaltée, lui trouvant un goût délicieux, légèrement salé et acide. Miôm. Et c'était parti pour un tango effréné, le tango de l'Opéra de quat'sous, La Ballade du souteneur. Je danse et chante, les paroles en anglais (pour pas qu'on comprenne) ; nous dansons et chantons juste, bien qu'il ne connaisse pas les paroles, malgré mon manque d'entraînement. Tout le monde nous regarde, et on me dit que je chante bien. Ah ah ah, revanche.

Tenez, c'est celui là :

Posté par Madame Gudule à 11:59 - Sweet Dreams - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La quiche


Il y a deux jours, après la soirée d'intégration des khâgneux sur le pont de arts, je me couchai laborieusement vers une heure du matin avec une dose d'alcool dans le sang assez considérable, à la suite de quoi mes rêves furent très étrange et extraordinairement teintés de réalisme. C'est-à-dire que, bien qu'allongée et somnolente, je me croyais debout et sujette à tout ce qui m'arrivait en rêve.

 

Tout d'abord, me faisant raccompagner par trois beaux, forts et sympathiques jeunes hommes, qui dans la réalité étaient Monsieur D., M. l'ex hypochartiste, et AA. le khâgneux, ce qui ne correspond pas exactement au tableau parfait de mon rêve, j'eus une défaillance. Je m'évanouis, et tombai sur le sol, sur un vieux pont en pierre parisien. J'avais trop bu. Mais je repris mes esprits aussitôt, me disant que ça allait embêter Monsieur D. qui n'en n'aurait rien à faire, de moi. Je tentai donc de me relever, mais je n'y parvenais pas, la tête me tournait... j'essayais cependant, j'avais peur de les déranger. Si Monsieur D. ne bougea pas pour moi, M. et AA. au moins se précipitèrent à mon secours, consolation insuffisante mais néanmoins réconfortante. Quand je fus parvenue à me redresser, aidée par les deux garçons, Monsieur D. m'adressa un "ça va mieux ?" qui voulait montrer qu'il se souciait de moi, comme une amie, mais point trop n'en faut.

 

Nous parvinmes, moi me traînant, à une grande salle carrelées, aux allures chirurgicales, dans laquelle la faune et la flore khâgneuses s'étaient rassemblées. Je décidai de me venger de Monsieur D., de le séduire. Pourquoi n'y arriverais-je pas ? (c'est merveilleux, l'optimisme que j'ai, dans mes rêves...).

Je me rapprochai de lui, lui parlai de tout et de rien, prétextant avoir aboli les "distances de sécurité" sous l'effet de l'alcool. J'eus un grand débat avec moi-même, et me dis que bon, je ne risquais rien. Je l'embrassai alors. Il eut un mouvement de recul, surpris, mais je tenais bon ma lascivité et ma séduction irradiantes (hu hu). Il finit par m'embrasser en retour. C'était agréable, mais rien de transcendant, réalisai-je dans un mi-sommeil, pour être méchante dans mon rêve avec lui qui l'a bien mérité. Je finis même par décréter que c'était une quiche en baiser.

 

Toute contente, dès que mon forfait fut accompli, je m'envolai en battant des bras très fort. Ma grande jupe verte volait partout, c'était très joli ; mais j'étais très fatiguée, je volais un peu bas, je finis donc par effleurer la tête des trois jeunes hommes, qui me regardèrent voler. Je croisai Irrlichter et lui adressai un petit signe de la main signifiant "victoire". Puis je m'envolai hors de l'entrepos chirurgical.

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05 septembre 2007

bidule

Ma soeur joue du ukulélé

Quel dommage de ne pas avoir retrouvé mes notes de cette année ! j'avais quelques rêves bien croustillants hélas perdus dans les tréfonds d'internet. Je compense heureusement avec mon extrême créativité nocture du moment, atténuée cependant par le manque d'envie de perdre mon temps sur l'ordinateur.

 

...

 

Je suis conviée par un groupe d'élèves du lycée Louis-le-Grand à jouer dans leur Opéra de quat'sous qu'ils présentent dans un grand théâtre à l'italienne, après des séquences de ballet par les collégiens et l'orchestre des lycéens. Je stresse, parce que j'ignore complètement qui sont mes partenaires, quelles coupes ils ont effectuées et leur mise en scène. Je ne vais pas pouvoir m'assoir sur les genoux de ce type comme je le faisais sur ceux de Simon ! je ne sais pas si le pianiste sait que je connais la musique, nous n'avons jamais répété. Le chant, c'est malheureusement la seule partie que j'aurais pu assumer !

J'ai pris trois kilos, je suis hideuse sur scène. Je réunis les élèves, essaye d'obtenir des renseignements mais ils ne semblent pas se soucier plus que ça de moi ni de leur pièce. Rien n'y fait.

Je finis par m'enfuir vers autre chose pendant l'orchestre, me disant qu'il est trop tard et qu'ils vont prendre quelqu'un d'autre.

Posté par Madame Gudule à 15:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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